C’est désormais clair, brutal et impossible à maquiller : 15 000 ouvriers ont été libérés parce que le port de Moribayah ne sera plus réalisé comme prévu dans le contrat. Autrement dit, un engagement stratégique a été abandonné, et ce sont encore les travailleurs guinéens qui paient l’addition.
Moribayah : une promesse trahie
Le port de Moribayah n’était pas un détail technique. C’était une pièce maîtresse du projet Simandou, un pilier logistique, économique et social.
Aujourd’hui, cette infrastructure est enterrée, modifiée ou tout simplement rayée du contrat initial, sans débat public, sans explication nationale, sans reddition de comptes.
Résultat immédiat :
15 000 emplois supprimés
15 000 familles plongées dans l’incertitude
Un projet national vidé de sa crédibilité sociale
Qui a autorisé la rupture du contrat ?
La question n’est plus technique, elle est politique :
Un contrat minier n’est pas un bout de papier jetable. S’il est modifié au détriment du peuple, alors il s’agit d’un grave précédent, voire d’un scandale d’État.
Rio Tinto et l’État : responsabilité partagée ou complicité silencieuse ?
Si Rio Tinto invoque des raisons économiques ou logistiques, l’État guinéen devait opposer un NON clair, ferme et public.
Or, ce que l’on observe aujourd’hui, c’est :
Ce silence n’est pas neutre. Il accuse.
Simandou : d’espoir national à symbole d’abandon
On nous a vendu Simandou comme :
La réalité actuelle est tout autre :
un contrat vidé de ses engagements,
des infrastructures abandonnées,
des travailleurs jetés dehors,
et un peuple tenu à l’écart des décisions.
Le peuple paie, les décideurs se taisent
Quand un port stratégique disparaît d’un contrat, ce n’est pas une erreur :
c’est un choix politique.
Et quand 15 000 ouvriers sont libérés sans protection, ce n’est pas un accident :
c’est un mépris social.
Grand débat du vendredi : l’heure de vérité
Suivez le Grand Débat du vendredi.
Parce que Simandou n’appartient ni aux multinationales ni aux bureaux fermés.
Il appartient au peuple guinéen.
Et le peuple a le droit de savoir qui a trahi, comment et pourquoi.