La tension politique monte déjà en Guinée à peine la campagne présidentielle ouverte. Alors que le décret lançant officiellement la campagne électorale a été publié vendredi, le parti de Abdoulaye Yéro Baldé, le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG), s’est vu interdire l’organisation de son meeting d’ouverture prévu à Matoto. Une décision qui suscite incompréhension et indignation dans les rangs du parti.
Un meeting autorisé au niveau national… mais bloqué à Matoto
Le FRONDEG avait programmé son premier grand rassemblement pour le dimanche 30 novembre 2025, au stade Kabinet Kouyaté, dans la commune la plus peuplée de Guinée. Selon le parti, toutes les démarches administratives avaient été effectuées conformément au Code électoral, et la campagne ayant été officiellement ouverte, rien ne s’opposait légalement à la tenue du meeting.
Pourtant, la mairie de Matoto a opposé un refus catégorique.
Les raisons officielles : « informations insuffisantes »
Dans une correspondance adressée au parti, le président de la délégation spéciale de Matoto affirme ne pas avoir « suffisamment d’informations » sur :
Une justification qui a immédiatement fait bondir les responsables du FRONDEG.
La réaction du parti : « mauvaise foi » et « tentative de blocage »
Pour le parti de Yéro Baldé, l’argument des autorités locales est inacceptable, d’autant que :
Le parti dénonce donc ce qu’il qualifie de :
Selon ses cadres, cette interdiction vise à freiner l’élan du candidat dès l’ouverture de la compétition électorale.
Un acte qui interroge l’équité de la campagne
Ce blocage intervient à un moment particulièrement sensible : le tout début de la campagne officielle.
Plusieurs observateurs estiment que ce type de décision peut :
Pour certains acteurs de la société civile, une telle interdiction, sans motif légal solide, pourrait être perçue comme une ingérence administrative dans le jeu démocratique.
Et maintenant ?
Le FRONDEG annonce qu’il compte :
La suite dépendra désormais :