Conakry, 28 juillet 2025 – Alors que l’attention publique se tourne souvent vers les crises politiques ou sociales, un autre fléau continue de faucher des vies au quotidien en Guinée : les accidents de la circulation. Sur les routes nationales comme dans les quartiers urbains, les drames se succèdent dans une quasi-indifférence institutionnelle.
📉 Des chiffres alarmants mais mal recensés
Selon les estimations des services de sécurité routière, des centaines de personnes meurent chaque année dans des accidents de la route en Guinée. La plupart des victimes sont des jeunes, des motos-taxis, des piétons, ou des passagers de véhicules de transport en commun vétustes.
Mais en l’absence d’un système national de statistiques fiables, il est difficile de connaître l’ampleur réelle du drame. Les hôpitaux, les commissariats et les autorités locales ne partagent pas de données harmonisées.
⚠️ Les principales causes :
- Excès de vitesse et conduite imprudente
- Non-respect du code de la route
- Véhicules en mauvais état (freins défectueux, pneus usés…)
- Conduite sous l’effet de l’alcool ou du Tramadol
- Corruption dans la délivrance des permis de conduire
- Défaut d’éclairage et absence de signalisation sur de nombreux axes
“Le plus tragique, ce n’est pas seulement le nombre de morts, mais le fait que ces accidents sont presque toujours évitables.” — Un agent de la police routière de Conakry.
🛑 Quand l’État regarde ailleurs…
Malgré quelques campagnes de sensibilisation ponctuelles, les mesures concrètes tardent à venir :
- Très peu de contrôles techniques obligatoires sont imposés aux véhicules.
- Les motos roulent souvent sans casque ni permis.
- Les conducteurs en infraction sont parfois libérés après un simple pot-de-vin.
Pendant ce temps, les hôpitaux reçoivent chaque semaine des blessés graves, souvent sans assurance ni moyens de se soigner.
🚦 Ce qu’il faut faire maintenant :
- Mettre en place un système national de statistiques routières
- Renforcer la formation des conducteurs et sanctionner les permis frauduleux
- Installer des radars et des ralentisseurs dans les zones à risques
- Lancer de vastes campagnes d’éducation routière dans les écoles et les quartiers
- Imposer des contrôles techniques réguliers sur les véhicules de transport public
🎙️ À suivre dans notre prochain Grand Débat :
“Accidents de la route en Guinée : fatalité ou négligence d’État ?”
📻 En direct samedi soir sur Radio Basse Côte Internationale
🕯️ Trop de familles pleurent en silence. Il est temps d’agir.
Beaucoup d’Incendies graves enregistrés à Conakry et à ses alentours
Banditisme, attaque à mains armées consommation de drogue, le gouvernement a du pain sur la planche























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