La campagne présidentielle 2025 a mis fin aux illusions. Le décor est planté, les masques tombent et le terrain politique parle avec brutalité. Une vérité dérangeante s’impose : tous les candidats ne jouent pas la même bataille, et certains sont déjà en train de la perdre.
Le terrain ne se manipule pas
En politique, on peut manipuler des chiffres, fabriquer des soutiens et orchestrer des mises en scène. Mais le terrain, lui, ne ment jamais. Il révèle qui est suivi, qui est rejeté et qui avance uniquement grâce à la peur, à l’intimidation ou à l’appareil.
Aujourd’hui, le contraste est flagrant. D’un côté, des candidats qui affrontent le peuple, sillonnent les quartiers, mobilisent sans contrainte. De l’autre, des acteurs politiques qui évitent le terrain réel, se réfugient derrière des institutions, des uniformes ou des décisions administratives.
Quand le pouvoir institutionnel remplace la légitimité
Contrôler un appareil d’État n’est pas contrôler le pays. Confondre autorité et légitimité est l’erreur classique des pouvoirs fragiles. L’histoire politique africaine est remplie d’exemples où ceux qui croyaient tout contrôler ont été balayés par la réalité populaire.
Le candidat qui craint le terrain, qui redoute la foule et qui esquive le débat public révèle une faiblesse majeure : il ne fait pas confiance au peuple.
Fuir le terrain, c’est déjà perdre
Un candidat qui gouverne par le haut mais ne convainc pas par le bas est un candidat en sursis. La peur du terrain est toujours la peur des urnes. Et quand un pouvoir commence à verrouiller, restreindre ou intimider, c’est rarement par force… mais par panique.
Les citoyens ne sont pas dupes. Ils savent reconnaître une campagne portée par l’adhésion d’une campagne maintenue par la contrainte.
Une présidentielle sous haute tension
La question n’est plus de savoir qui parle le plus fort, mais qui est réellement suivi. La présidentielle 2025 oppose deux visions irréconciliables :
Ce choc est dangereux pour la démocratie, mais salutaire pour la vérité.
Le peuple observe, le terrain tranche
Le Grand débat politique n’est pas un luxe, c’est une urgence démocratique. Qui contrôle réellement le terrain politique ? Qui avance par conviction et qui recule malgré les apparences ?
La bataille est engagée.
Le terrain a déjà commencé à répondre.
Et certains, malgré le pouvoir qu’ils affichent, sont en train de perdre.