À l’approche de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, la scène politique guinéenne est en ébullition. La Cour suprême a officiellement retenu 9 candidats, dont le chef de la transition, le général Mamadi Doumbouya, ouvrant ainsi une nouvelle phase dans un processus électoral marqué par la controverse, l’incertitude et de fortes attentes citoyennes. Ce grand débat politique vise à décrypter les enjeux de ce scrutin crucial qui déterminera l’avenir institutionnel, économique et social du pays.
Un scrutin sous tension et sous surveillance
Depuis le début de la transition en 2021, la Guinée vit une période intense, faite de réformes, de contestations et de promesses de refondation. La décision de Doumbouya de se présenter à la présidentielle a profondément divisé la classe politique et la société civile. Pour ses partisans, il incarne la stabilité et la continuité des réformes engagées. Pour ses détracteurs, sa candidature remet en cause la neutralité de la transition et affaiblit la crédibilité du processus démocratique.
La Cour suprême a validé la liste définitive des candidats après un examen rigoureux des dossiers et le rejet de plusieurs recours, notamment ceux de figures historiques comme Lansana Kouyaté et Ousmane Kaba, alimentant un débat national sur l’équité du processus.
Les 9 candidats en lice : un paysage politique recomposé
La présidentielle de 2025 ne ressemble à aucune autre. Parmi les 9 candidats validés :
Cette diversité reflète une reconfiguration politique où nouvelles figures et anciens acteurs se disputent l’adhésion d’un électorat en quête de stabilité et de perspectives économiques.
Les enjeux majeurs du scrutin
1. Légitimité et crédibilité de la transition
Le débat public s’articule autour de la question centrale : le processus électoral est-il suffisamment transparent et inclusif pour garantir une alternance crédible ?
La candidature du chef de la junte, perçue par certains comme un conflit d’intérêts, reste l’un des points les plus controversés.
2. Le rôle des institutions
La Cour suprême, la CENI et les forces de sécurité seront scrutées de près. Leur impartialité déterminera en grande partie la confiance citoyenne et la reconnaissance internationale du scrutin.
3. La sécurité et la paix sociale
Les tensions politiques, les frustrations liées aux candidatures rejetées et les mobilisations sociales peuvent constituer des risques. Le maintien de la paix est un enjeu crucial avant, pendant et après le vote.
4. Les visions et programmes des candidats
L’économie, l’emploi des jeunes, la lutte contre la corruption, la justice et la cohésion nationale figurent parmi les priorités des électeurs. Le débat doit permettre de mettre en lumière les propositions concrètes qui distinguent les 9 candidats.
Un débat public indispensable
Le « Grand Débat Politique du Vendredi » s’inscrit dans un moment déterminant. Il offre un espace de réflexion, d’analyse et de confrontation d’idées autour d’une élection qui pourrait redessiner les contours de l’État guinéen.
Les analystes, panélistes et experts mobilisés offriront au public un éclairage indispensable pour comprendre :
Conclusion : une élection décisive pour l’avenir de la Guinée
À quelques semaines du vote, l’incertitude reste grande, mais l’enjeu est clair : il s’agit d’un moment charnière pour la Guinée. Le résultat de cette présidentielle et la manière dont elle sera organisée détermineront non seulement le prochain président, mais aussi la trajectoire politique du pays pour la décennie à venir.
Le grand décryptage de ce vendredi permettra donc à chacun, en Guinée comme dans la diaspora, de mieux comprendre les contours d’une élection historique.