La scène politique guinéenne continue de se tendre à l’approche de l’élection présidentielle. Invité du Grand Débat du Samedi sur Radio Basse-Côte Internationale, M. Hamady Seck, représentant de la société civile guinéenne du Canada, a vivement critiqué la candidature du président de la transition, Mamadi Doumbouya, qu’il juge contraire aux principes démocratiques et aux lois électorales du pays.
Selon M. Seck, la décision de Mamadi Doumbouya de se présenter à l’élection présidentielle constitue une violation du code électoral et des engagements pris au début de la transition.
“Mamadi Doumbouya a violé le code électoral. Sa candidature est illégitime et illégale. Il ne mérite pas d’être candidat”, a-t-il déclaré sans détour.
Une société civile préoccupée par la dérive institutionnelle
Pour le représentant de la société civile, cette candidature remet en question la crédibilité du processus électoral et mine la confiance entre le pouvoir et les citoyens. Il estime que la transition, censée restaurer l’ordre constitutionnel, risque de se transformer en une prise de pouvoir déguisée, au détriment des valeurs démocratiques.
“La société civile guinéenne, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, observe avec inquiétude la tournure des événements. Nous craignons un recul démocratique et une confiscation du pouvoir”, a ajouté M. Seck.
Un débat qui relance les interrogations
Ce débat intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des accusations de manipulation institutionnelle, des arrestations d’opposants, et une polarisation accrue entre partisans du régime et défenseurs du retour à l’ordre constitutionnel.
De nombreux observateurs estiment que la participation de Mamadi Doumbouya à l’élection compromet la neutralité de la transition et pourrait engendrer une crise de légitimité durable.
Un appel au respect des engagements
En conclusion, M. Hamady Seck a exhorté les autorités à respecter les engagements pris devant le peuple guinéen et la communauté internationale, afin d’organiser des élections libres, inclusives et transparentes.
Il a également appelé la société civile à rester mobilisée et vigilante pour défendre les acquis démocratiques du pays.